lundi 29 août 2016

Celse "Contre les chrétiens " ou " le discours veritable "

Traduction  de  Benjamin  Aubé (1877)

Celse  est  un lettré; c'est un  homme cultivé, tolérant. Mais il  est effrayé  par  le sectarisme  et l'intransigeance   des tenants de  cette religion nouvelle, que ni le  raisonnement, ni  la menace  , n'empêcheront  finalement  de  conquérir  l'  l'Empire.

Benjamin Aubé

Paris 1826 - 1887


Philosophe français, professeur de Bergson au lycée Condorcet. H. Gouhier (Bergson et le Christ des évangiles, Paris, Vrin 1987, p. 205) soutient que présenter Aubé comme cousinien n’«est sans doute pas exact» : «Un de ses premiers écrits philosophiques est un article érudit et sympathique sur Gassendi dans la Nouvelle Biographie générale de Didot (1858, t. 19). Lorsqu'il rend compte du Rapport de Ravaisson, il écrit : “Au temps déjà éloigné où régnait l'éclectisme et où M. Cousin administrait la philosophie en notre pays, M. Ravaisson était un dissident, et aux yeux de l'om­brageux surintendant des études philosophiques, presque un sus­pect...”. Et un peu plus loin : “M. Ravaisson porte un jugement défi­nitif, à notre avis, sur l'œuvre de Victor Cousin, œuvre presque entièrement négative, fruit d'une méthode timide à l'excès et trop exclusivement baconienne... Le langage que tient ici M. Ravaisson sera, je crois, celui de la postérité qui se soucie non des personnes mais des idées”. Il regrette simplement que Ravaisson n'ait pas signalé les qualités de “la personne” de Cousin. Écrivant ceci en 1868, il est douteux qu'Aubé ait, huit ans plus tard, donné un enseignement “cousinien”. Il vient alors de passer sa thèse, Saint Justin philosophe et martyr, étude sur l'apologétique chrétienne au IIe siècle (1875), pre­mier d'une longue série d'ouvrages sur l'histoire du Christianisme pendant les trois premiers siècles (quatre furent mis à l'Index en 1883 et 1886). Il a publié des éditions classiques de Platon et de Sénèque, ce qui donne peut-être une indication sur son spiritualisme».
En effet, dans une notice sur La philosophie en Sicile, parue dans la «Revue des deux mondes» (n° du 1er janv. 1875, p. 237), Aubé parle de Cousin, d’une «maîtrise intellectuelle qui, en France, eut parfois les allures d’une dictature» et de «son souci d’effacer ou d’atténuer tel ou tel passage de ses écrits qui pouvait donner lieu aux accusations de germanisme et de panthéisme hégélien».
Œuvres principales: Saint-Justin, philosophe et martyr, étude critique sur l'apologétique chrétienne au IIe siècle, Paris, Thorin 1875; Histoire des persécutions de l'Église jusqu'à la fin des Antonins, Paris, Didier 1875; Histoire des persécutions de l'église. La polémique païenne a la fin du IIe siècle, Paris, Didier 1877; Chrétiens dans l'Empire Romain : de la fin des Antonins au milieu du IIIe siècle : 180-249, Paris, Didier 1881; L'Église et l'État dans la seconde moitié du IIIe siècle : 249-284, Paris, Perrin 1885.
Bibliographie: E.-G. Ledos, Aubé (Benjamin), in Dictionnaire de biographie française, Paris, Librairie Letouzey et Ané 1961, t. IIIe, col. 1464-1465; Ph. Soulez et F. Worms, Bergson, Paris, Quadrige/Puf 2002, pp. 35-40.

Bibliothèque des philosophes  :Benjamin  Aubé   


Celse  sur  Wikipedia

Celse dans Cosmos  de Michel  Onfray

jeudi 21 juillet 2016

Michel Onfray : Breve encyclopedue du monde

Une  série   de  videos , Sur le  thème  de  Cosmos , conférence à  l'UP de  Caen   si  j'ai  bien compris   et  annonce de    quatre  ouvrages :
Cosmos,
Décadence 
Sagesse
Politique



samedi 2 juillet 2016

Dans la disruption de Bernard Stiegler

Dans  mes envies  :
  Dans  la  disruption   , comment ne pas devenir   four
Article  dans Libération  du  2 et   3   juillet  2016

"L'accélération  de  l'innovation court-circuite tout  ce qui   contribue à l'élaboration  de  la civilisation "
"pour   le  philosophe, directeur  de  l'institut de  recherche  et  d'innovation  au  centre   Pompidou  ,  la "disruption" constitue  une barbarie "soft" incompatible  avec  la socialisation.  La fuite en  avant  technologique produit  une perte  de  repères et une  désespérance   qu'il  est  impératif d'assumer afin  de  repenser  l'élaboration  des savoirs  et  la  macroéconomie."

"L'exaltation  de   la révolution  numérique  a fait  place  au  désenchantement. Pour autant  Internet reste  porteur  d'un  imaginaire d'émancipation. Faut-il  réinventer  une  utopie   numérique  ?  
"Je ne parlerais  pas  d'utiopie. Avec  Arts  Industrialis  , nous avons toujours  dit   que le  numérique  était  aussi  porteur  de  beaucoup  de  problèmes et  de  dangers . Nous  avons besoin  d'une  nouvelle  économie  politique et  d'une nouvelle  politique industrielle, scientifique et sociale. Il faut reconstruire  une pensées  critique, ouvrir  un  vrai  débat, identifier  de  véritables enjeux au service de luttes fécondes  et  non  de  ressassement  stériles. C'est  à  cette condition qu'émergera  un  modèle  alternatif. Si  nous sommes  si  angoissés,  si  mélancoliques , si  desespérés  parfois, c'est  parce que nous avons atteint  une limite.  Il  nous faut trouver une nouvelle   rationalité conomique. Et si  c'est  possible, au  contraire de ce que  penseront  tous  les sceptiques , c'est  parce que nous ne  pouvons  pas  faire autrement. 

Tout espoir n'est  pas perdu  alors  :-)  !  Il   me faudrait lire  ce   livre  !!!!

dimanche 26 juin 2016

Schopenhauer Le monde selon A.S France culture

Le monde selon Arthur Schopenhauer.
France Culture, Commentaires, une émission proposé par R. Enthoven (2005)
http://www.franceculture.fr

lundi 20 juin 2016

Presse écrite et pensée globalisante

Je suis fidèle  à  la  presse   écrite  et  je lis  donc  régulièrement   un ou deux  quotidiens . Le Monde  pour ne pas le  citer   publie  fréquemment   d'excellents  hors séries auxquels  je résiste  rarement et  souvent   je  prends Philosophie  Magazine ..
Je constate  dans ces revues de plus en  plus  de  schémas,  , chronologies, synthèses  cartographiées  .
 Je  crois  que   c'est  une tendance  nouvelle  (??) que  j'apprécie  vivement.
Il  me semble  que  nous  éprouvons  un  besoin  de  plus en plus vif de cartographier  nos idées .
Je l'explique  (à tort ou  à  raison  )  par   cette avalanche  d'informations à laquelle   nous soumet Internet ,  à cet  accès illimité aux  savoirs et  aux connaissances sans frontières   et  tous  azimuts  qui  nous  sollicitent ,  pour peu  que  nous soyons  un peu  curieux et parfois audacieux  .
Les infos  défilent sous  nos yeux  , l'une chassant  l'autre , passant  d'un  domaine  à  un  autre  dans le désordre   ou  par   associations  non structurées , nous distrayant  de  notre   objet . Au mieux on  remet   à  plus tard  une lecture approfondie (j'ai  pour ma  part   un  nombre astronomique  de  marque-pages   auxquels  je retourne  rarement )  .
Tout cela aboutit  à  un   superbe  chaos d'idées "  foisonnantes  " avec  un résultat  assez  frustrant  .
J'ai peut  être  une pensée  particulièrement désordonnée  ! Mais je  crois que  dans une  moindre   mesure  nous  sommes  nombreux  à  subir  le  phénomène qui  caractériserait  le  "surfer" d'internet, buvant à la coupe  de  la  pensée  globale.
Alors  quelle  aubaine  quand  on vous  offre un de ces précieux schéma ,  frise  chronologique   ou encore  comme   pour  ce  dernier   numéro  spécial  de  Philo-magazine   une   carte  des continents  philosophiques sur  laquelle   vous   pouvez errer  à  loisir  tranquillement  et   sans  dispersion si ce n'est,  par  choix, pour    un  paisible  approfondissement .
(Poster  pour  le  spécial  anniversaire  de   Philosophie - Magazine  Les sept  continents de  la  pensée)  

PS   C'est  peut  être   aussi  à  cette  idée  que correspond  le  développement  des  cartes heuristiques