vendredi 23 janvier 2015

Badiou/Gauchet Que faire ?


On croyait que le communisme  s'était définitivement effondré avec la chute du mur de Berlin et que la démocratie libérale avait gagné la partie. Voilà qu'avec la crise sans précédent que nous traversons , le champ des possibles se redistribue. La démocratie est-elle irrémédiablement captive du capitalisme ou peut elle se réinventer pour répondre au défi de la mondialisation ?
Dans un dialogue inédit et exclusif, Alain Badiou , figure de proue de la gauche radicale et principal avocat de l'idée communiste, et Marcel Gauchet, représentant majeur de l’anti-totalitarisme et défenseur de la démocratie libérale, se confrontent.
Ensemble  ils font le bilan de l'histoire  et opposent leurs projets respectifs ; d''un coté , la réactualisation de  l'hypothèse communiste de l'autre la réforme en profondeur d'un modèle démocratique contesté.
(4 de couv )

l'hypothèse communiste  (l'idée communiste)  n'est pas à écarter
la démocratie captive du capitalisme probablement !!
Des remèdes pour  corriger la situation  jugée  insoutenable pour les deux  contradicteurs  ...  surement ! surtout  quand dans le même  temps  on   ose  révéler que  1 % de la population mondiale  possède la moitié des ressources de la planète  !
faut il évoquer  la  perspective  de  .B. Stiegler  sur  l'économie contributive ou économie de  contribution ?
on voit que les soucis sont les mêmes  mais  les solutions mystérieuses
pourtant l'absence de perspectives  n'est -elle pas la promesse de violences à plus ou moins long terme.
Les récents événements  devraient  nous alarmer : la politique de l'autruche ne mène nulle part  et surtout pas  à la paix sociale  .
  

jeudi 22 janvier 2015

vendredi 19 décembre 2014

Le vrai sur-homme

Dostoïevski, Tolstoï, Camus,  Sartre , il faut impérativement   ajouter   Schopenhauer  et   Nietzsche pour  aboutir  à  l'ébauche  ,  une "esquisse"  ;-)   d' un  homme  total
.
L'homme,  Dieu,  le social  et la politique ....

Pour les quatre  premiers ,  un clivage  possible  :   Dostoievski comme  Camus  sont surtout  dans l'analyse Tolstoï  et  Sartre tentent  l'action .

N.B. Ce clivage  devrait  éclairer  leurs   positons respectives  sur  l'art ?
La beauté sauvera le monde pour   Dostoievski (je n'ai  toujours pas retrouvé  l'origine  exacte  de la citation  mais  Stepan  Trophimovitch  dans les  Possédés  le clame  haut  et  fort  !1 )
L'art  véritable  ne  peut  être que  d'inspiration  divine   selon  Tolstoï  , tout  le  reste  est méprisable
Le beau  pour Camus  je ne connais  pas trop  ses théories  esthétiques
Sartre  ?  assez sévère  si  l'on  en  juge   par  son  Baudelaire
Schopenhauer :  l'art  est le  meilleur très relatif de  la production  humaine  si  tant  est que l'homme  est capable  de  vivre  bien  et  beau  , si le bien   et  le beau  existe  dans  la  dimension  de l’humain ,  avec  un  faible   très marqué pour   la  musique   ; l'exception  !
Quant  à  Nietzsche  ... tout  un  programme  que je ne connais pas assez 

1)   dans l'Idiot  mais oui  , bien  sûr  , ne  pouvait   être dite que par  un  utopiste  !

jeudi 25 septembre 2014

Penser à quelqu'un


La présentation  de ce livre par  Robert  Maggiori dans Libé  de ce jour  me poursuit  depuis ce matin  . Je ne suis pas  sure  de  résister  mais   encore un livre   , est-ce bien  raisonnable  !!! 
Maggiori  a le don  de  me tenter  et  encore une fois  je   sens la nécessité   de  rappeler   combien  je suis attachée  à  la  presse  écrite  .  Je n'ai pas sauter le  pas  , je lis  toujours  chaque  matin  mon  quotidien  au  petit  déjeuner  et  son contenu  bien  souvent  détermine   mes réflexions de la journée  .
Je n'ai  pas  encore   trouvé  cette même  richesse par mes   parcours  sur le   web  .  Je n'arrive pas à  m'arreter  sur  une   page   sur  écran  comme  je   m'attarde  sur   le  papier  .
Cette impression  persistante  de  l'éphémère  sur le  web  me parait bien  réelle   , bien  trop  ! 
Un clic  de souris et  la   pensée  s'envole    vers d'autres  informations  qui  écrasent la précédente et  j'ai bien  peu  l'opportunité de   faire  réapparaitre  la  page  .
précisément   l'article  commence par    ces  inépuisables  définitions  de  la pensée  . , plus exactement  de  l'activité de l'esprit  qui consiste à   penser   .
 Penser  ,  reflechir  ,  imaginer,  concevoir ,  raisonner  (actif)
 Penser    prolongement  des sens   sentir, entendre    rêver  aussi   (passif)
Mais   c'est pour mieux  montrer  combien   penser   à  quelqu'un  est  différent   : penser  à   .un autre verbe.
Sujette aux idées  fixes  , la démonstration est  facile   ..
De la pensée  à  l'obsession  qui  vous  coupe du monde   ou qui  crée   entre    ce qui  n'est pas  votre obsession  et vous  mêmes avec votre idée  fixe  ,  un écran étanche , ou  plus vrai :  deux  niveaux de pensée   et  même  d'existence  .
Amour  ou  haine ,  positive   ou  négative   cette  "pensée  à"  est  destructrice  au  moins  dans les relations  au  monde  ordinaires  .
 Je pense  qu'on  peut   étendre  cette  réflexion à tout  ce qui ne se plie  pas  à  une pensée  rationnelle  .
Il me faudrait le  livre  :-)

Lisons  ..

   A propos

Le but de ce livre est  simple: il  consiste à  expliquer   pourquoi"penser à quelqu'un   "  ce  n'est pas  comme  "penser   à quelque  chose", mais pas  non  plus une exception pour la pensée  ,  ni dans  la vie .  Bien plutôt  un  modèle pour la  pensée, et  une orientation  dans la vie.¨


Première partie   :  ce  n'est pas comme penser à  quelque  chose

-Toi  tu  es  amoureux 

F.W. part  sur  une   reflexion  que lui  fit  sa grand-mère  dont il   se  souvient  qui  l'a troublé,  qu'il  a  ressenti  comme  une intrusion . Comment a-t-elle vu  .  Quelque  chose d'absent
Là  je m'interroge  :  pourquoi  la nécessité  de l'absence . Ne peut-on  penser  à quelqu'un qu'en son absence ? ou  bien  le  cas traité est-il  défini  par  cette absence  >> penser  à  quelqu'un  d'absent 
Pour ma  part   jusque là ,   pas trop  d'accord  Une mère  par exemple qui  regarde  son  enfant    peut  très bien  être  en situation ou en état de penser  à   lui . mais  FW va surement  justifier ...
Il semble  que le  triangle (sujet qui  pense  ,  la grand-mère  et  l'absent objet  de la pensée ) soit  important . illustration  cette  phrase  exprimée dans  la jalousie.

Notre  pensée  quand  on  pense à  quelqu'un  est   visible par un tiers >>sentiment d'intrusion >>viloence 
A qui pensez-vous  et non  à  quoi  pensez-vous ?  

-Je pense   à  toi 

Impossible d'imaginer  ces mots  de  façon  neutre

à cause  du  " toi  " complément  qui change  tout.
la pensée devient parole  vivante . autant que  dans  un  dialogue.(Martin  Buber  ( le Je et le Tu )
Activation  de la   relation  ,La pensée  dans le   "je pense  à  toi " est dominée par l'émotion
(Vincent  Delecroix , chanter  , reprendre la  parole)
Penser  n'est pas  transitif
/Sartre "je pense  à  Pierre  qui  n'est pas  là .

je pense:

Pare l'absence de la personne   à qui  nous  pensons  nous  prenons  conscience plus que  jamais  de  notre existence ,séparée, distincte  , individuelle Descartes avait  raison  :-)
cogito  sum cependant cruel cogito et cruelle existence  qui  se  révèlent  au  moyen  d'une  distance 
>> conscience  malheureuse  d' Hegel
(distinguer  pensée malheureuse   où  l'on retrouve  Steiner    origine  de la pensée   triste  et  pensée  malheureuse  par  ce que  des faits  malheureux  (qui  pourraient  être  aussi  heureux d'ailleurs ) , sont associés  à  la  pensée 
Quoi qu'on fasse  la  pensée  ne  résoudra  pas  l'absence  malgré  l'illusion  qu'elle peut parfois crer  "le coeur  sait qu'il n'a  pas ce pouvoir magique et  que la pensée continue à se définir  sans  lui à la fois  par son plein  et  son vide, produisant  aussi bien la douceur de l'illusion  que la cruauté de la desillusion qui  parfois suivra Plus encore ce déchirement  créera ou  réveillera en nous un  vide  et   plus qu'une absence  , un manque, une détresse, peut être autant  constitutifs de nous  mêmes, de notre subjectivité , ce que nous  croyons  être N'est-ce pas aussi par  lui  que nous nous sentons exister  ?

Il  va donc  jusqu'au plus intime ce déchirement lié   à  l'absence . Mais il  va également au  plus  ouvert, au  plus universel.
D'où ce mode de penser  qui  crée  l'empathie  , la compassion  etc....
Il se peut  que ce soit   tout l'espace de la  pensée et  du  monde  qui  s'ouvre (ou qui  risque  de  refermer) avec  elle.
Penser  à quelqu'un  Quoi  de plus simple ?  Mais tout pourrait bien  s'y  ajouter   .

Untel,  unetelle

Mes pensées vont et viennnent. Elles butent  sur ces étranges  ilots rocheux que sont les autres.
 A condition  de ne  pas  penser   à  quelqu'un colme  à  un   objet  à une chose   , ce qui  devrait  être un  principe.
Impératif Kantien  :  Ne jamais traiter quelqu'un comme  un  moyen  mais  comme  une fin .

Penser  à  quelqu'un  c'est   à  la   fois plus et  moins  que   de penser  aux  utres
 Il est impossible de  penser  à  tous  comme  de penser  à quelqu'un .
Risque et chance à  la fois

      Style:
Penser  à  quelqu'un  c'est penser  à   style

   Imagination :

Question  vitale  , esthétique ,  morale Comment imaginer  quelqu'un ?
d'abord "individuer"
Camus  mettait  à la racine du  mal  et  de la cruauté  le manque  d'imagination
Dès que je pense à  quelqu'un je l'imagine
Nous pensons à  quelqu'un  comme à  un  personnage   ou  a un personnage  comme   à  quelqu'un

Associations:

Je pense à  toi   et  nos pensées  ne sont pas  seulement  vagabondes et libres  , mais revenantes  et liées

(les catins  de  Diderot  dans le neveu de  Rameau 

Les associations entre les  idées  renverraient  -elles  aux relations entre  les êtres

Attachements  (nous  y voilà  ! )  

Nous ne choisissons pas  ou  du  moins pas toujours   ceux  à  qui  nous  pensons  et  surtout (paradoxalement) à  ceux à qui nous pensons le plus .parce que   notre pensée  à  surgi  de la relation 

nature primaire  de l'attachement:

Attachement   : désigne  le besoin  primaire d'une relation  à  un  autre  être  singulier

L'attachement  vient avant l'esprit   et  la cognition  dans le  developpement humain 

Serge lebovici "l'objet  est investi avant  d'être  perçu il est aimé ou haï avant  d'être  manipulé et  connu ..

Dedoublement,   égalité  (le contraire   de  l'autre   objet  .condition  pour  penser  à   quelqu'un 

(pas très clair   ...) 

Amour et   haine 

Rousseau : On  ne  se passionne   pas  pour  les  êtres insensibles  ...... Ce qui  nous sert on le cherche ,  mais  ce qui  veux nous servir  on  l'aimeCe qui nous  nuit on  le  fuit mais  ce qui  veut  nous nuire on  le hait  

penser  à  quelqu'un n'est jamais  neutre   c'est  immédiatement ou  l'aimer ou  le haïr.

  sur  youtube
























vendredi 12 septembre 2014

les origines ethniques des européens


A lire avec précaution  ,  (voir  le commentaire  sur  Amazon qui   me  parait   fondé. )
http://www.amazon.fr/origines-ethniques-Europ%C3%A9ens-Georges-Cerbelaud-Salagnac/dp/2262008574/ref=sr_1_3?ie=UTF8&qid=1410544562&sr=8-3&keywords=les+origines+ethniques+des+europ%C3%A9ens.
 N'étant pas spécialiste , je m'abstiens de  lecture .
Certainement de bonnes choses interessantes  mais difficile de faire le tri  .
C'était  tentant   mais  l'ampleur  du  sujet  incite à  la prudence  .
Parti-pris fondamentaliste chrétien mis en  avant   par   l'auteur  du  commentaire  et  dont  on  trouve la preuve  dès les premières  pages  (Référence   privilégiée  à  la Genèse)
Dommage  la trame  du  livre  était  séduisante  .

lundi 18 août 2014

Tolstoï : Qu'est-ce que l'art ?

Hou !!!  Si  ce n'était pas de  Tolstoï, je serais  effrayée  , c'est une condamnation  radicale   de   l'art   moderne   incluant  le romantisme ,  les impressionnistes  , les  symbolistes  les décadents  ,  sans parler  de  l'art  contemporain  qui   dessinait   son  profil  à  l'époque  ou  Tolstoï  à écrit  son  livre  .
 "il ne peut  y avoir  d'art  sans conscience  religieuse  et  la  beauté n'est qu'une  perversion  de   l'art  .
Un  commentateur  sur   Amazon  définit  très bien  l'essai  de  Tolstoï
Je me  permets de le reproduire son  message ici  , il  est parfait   (à mon sens  )  :
3.0 étoiles sur 5 La conscience religieuse, 16 avril 2013
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Qu'est-ce que l'art ? (Broché)
Dans ce texte très étonnant Léon Tolstoï explique sa vision sur l'art et le but de l'art.

L'art, la religion, les classes, le professionnalisme
Pour Léon Tolstoï, l'art est une activité humaine qui consiste à transmettre des sentiments (des émotions) par des signes extérieurs. L'art ne consiste pas à créer de la beauté ou du plaisir ou à exprimer des émotions, mais à infecter les spectateurs, les lecteurs ou les auditeurs avec des sentiments. La valeur de ces sentiments doit être déterminée par la conscience religieuse (chrétienne), qui nous dicte ce qui est bon ou mauvais. Le critère de base pour désigner ce qui est bon, est la vie fraternelle de l'ensemble des populations sur terre. Le but de l'art consiste donc à transférer du domaine de la raison au domaine des émotions, la vérité que le bien-être de la population mondiale consiste dans son unité et dans le remplacement de la violence par l'amour (le Royaume de Dieu).
Malheureusement, les classes supérieures, les plus grands `consommateurs' d'art moderne, ont perdu la foi. Ils ont réduit l'art à la transmission de sentiments de vanité, d'amusement et de luxure. L'art est devenu artificiel, insincère et perverti. En un mot, une prostituée.
La sincérité de l'art a également été considérablement affaiblie quand les artistes sont devenus de purs professionnels.

Les moyens et les fins artistiques
Pour Léon Tolstoï, l'art `chrétien' peut être religieux (la transmission de sentiments concernant Dieu) ou universel (la transmission de sentiments quotidiens simples).
Des dissimulations délibérées visant à éveiller la curiosité, la révélation de nouveaux aspects de la réalité ou la mise de points d'interrogation dans une aeuvre n'aident pas, mais entravent la véritable transmission artistique. La poésie herméneutique n'est qu'une suite de mots incompréhensible, alors que le réalisme et le naturalisme ne sont pas plus que des contrefaçons de la réalité.

Évaluation
En effet, une des essences de l'art est la transmission de sentiments (d'émotions) dans le lecteur, l'auditeur ou le spectateur. Mais, la conscience religieuse (chrétienne) ne peut en aucun cas être considérée comme le (seul) critère pour déterminer si l'art est bon ou mauvais. L'art peut aussi transmettre des messages (émotionnels) sur des réalités sociales ou politiques (guerre, paix), sur la psychologie humaine (amour, haine) ou encore sur des réalités potentielles (de l'anticipation).
Les messages peuvent, bien sûr, être transmis sous une forme attrayante, suscitant la curiosité du lecteur/spectateur.
L'analyse de la poésie herméneutique ne vaut peut-être pas la peine (en fin de compte elle ne cache souvent que des sentiments/messages simples), mais les exemples que Léon Tolstoï donne, sont très compréhensibles.
In fine, l'argumentation de Léon Tolstoï concernant la transmission de sentiments simples devient une caricature, quand il rejette le Faust de Goethe parce que la pièce de théâtre n'est qu'une imitation d'anciennes aeuvres d'autres écrivains, ou, quand il appelle les dernières compositions de Beethoven (y compris sa 9me symphonie) du charabia artistique, parce que Beethoven était sourd quand il les a composées.

Ce texte controversé ne peut être recommandé qu'aux fanas de Léon Tolstoï et qu'aux professionnels de (histoire de) l'art.
http://www.amazon.fr/review/R4QSDA08GU60K/ref=cm_cr_dp_title?ie=UTF8&ASIN=2130554407&channel=detail-glance&nodeID=301061&store=books


Ceci  dit  par ce que  c'est  Tolstoï on ne peut s'empecher une  certaine  sympathie  lorsqu'il  parle  d'art   dévoyé  par  le  marché de  l'art   et le professionnalisme  , lorsqu'il  regrette   toutes les energies dépensées  dans  des projets  futiles   quand    tant  de  misère  pourrait  être  soulagée  par  les sommes englouties dans des  expériences  artistiques  contestables  .... quand des fortunes croupissent   dans  descoffres-forts   ... quand  l'élitisme creuse  l'abîme  entre ceux qui  ont accès  à  l'art   et  ceux  qui en sont  exclus  .
Il n'a  pas tort  non  plus  quand   il affirme   que  les critères  esthétiques dans nos sociétés  occidentales  sont rarement  sincères et  authentiques  mais plus souvent   artificiels  et subordonnés  aux  lois de ce qu'on appelle  aujourd'hui  merchandising .
A mon avis  otez  à son  jugement  la conscience  religieuse   et  nous  retrouvons  beaucoup des fondements du  communisme   ou encore peut-être bien  des échos à certaines théories  bouddhistes
 Romain  Rolland  le  définissait  comme  un anarchiste  chrétien ..
Peut  être  faut-il  aussi   retenir  de  l'expression  conscience  religieuse   que   l'étymologie  stricte  du  mot  religieux  :  encore que  ... :
  Il y a deux sources étymologiques du mot "religion" : relegere (cueillir, rassembler) et religare (lier, relier)

- relegere, de legere (cueillir, rassembler). Cette filiation sémantique et formelle trouve sa source dans Cicéron et est soutenue par Benveniste. C'est l'expérience de la sacralité, voire de la sainteté, de l'indemne sain et sauf : recueillir pour revenir et recommencer, dans une attention scrupuleuse, dans le respect, la patience, avec pudeur et piété. C'est l'être, l'essence, la chose même de la religion.
- religare, de ligare (lier, relier). C'est une étymologie probablement inventée par les chrétiens : la religion comme lien, lien social, croyance, lien fiduciaire, crédit fait au tout-autre en sa bonne foi, expérience du témoignage, obligation, ligament, devoir, dette entre hommes ou entre l'homme et dieu.
Ces deux sources sémantiques se croisent. Tout en critiquant Benveniste, en insistant sur le fait que l'étymologie ne fait jamais loi, Jacques Derrida les prend au sérieux. La distinction est "quasi-transcendantale". Elle correspond à deux veines irréductibles de la religion. La répétition de cette division est, "en vérité", l'origine de la répétition, la division du même.
Tant que la religion n'est pas instituée, il n'y a pas de terme commun à ce que nous appelons religion, il n'y a pas une chose une et identifiable que tous s'accorderaient à appeler religion. Unifier les deux termes, c'est résister à la disjonction, à l'altérité absolue. ( http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0709031246.html)

Et encore parce que  c'est  Tolstoï j'aimerais  bien m' y attarder  davantage  ...

Baudelaire , Verlaine ,Mallarmé   Pouchkine  ,  Wagner,  Beethoven  , les impressionnistes sont condamnés
Millet , Dostoievski  (difficile  à  comprendre  !) les contes et légendes populaires ont sa faveur   
Ah encore :  l'objet de  la  beauté se résume  au  plaisir .

lundi 4 août 2014

Tolstoï par Romain Rolland

Passionnant . J'adore cette manière de Romain Rolland d'admirer sans édulcorer les faiblesses qui sont fatales chez les passionnés. La critique des "Ecrits sur l'art " est un régal notamment bien évidemment quand il s'agit de musique.