lundi 18 août 2014

Tolstoï : Qu'est-ce que l'art ?

Hou !!!  Si  ce n'était pas de  Tolstoï, je serais  effrayée  , c'est une condamnation  radicale   de   l'art   moderne   incluant  le romantisme ,  les impressionnistes  , les  symbolistes  les décadents  ,  sans parler  de  l'art  contemporain  qui   dessinait   son  profil  à  l'époque  ou  Tolstoï  à écrit  son  livre  .
 "il ne peut  y avoir  d'art  sans conscience  religieuse  et  la  beauté n'est qu'une  perversion  de   l'art  .
Un  commentateur  sur   Amazon  définit  très bien  l'essai  de  Tolstoï
Je me  permets de le reproduire son  message ici  , il  est parfait   (à mon sens  )  :
3.0 étoiles sur 5 La conscience religieuse, 16 avril 2013
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Qu'est-ce que l'art ? (Broché)
Dans ce texte très étonnant Léon Tolstoï explique sa vision sur l'art et le but de l'art.

L'art, la religion, les classes, le professionnalisme
Pour Léon Tolstoï, l'art est une activité humaine qui consiste à transmettre des sentiments (des émotions) par des signes extérieurs. L'art ne consiste pas à créer de la beauté ou du plaisir ou à exprimer des émotions, mais à infecter les spectateurs, les lecteurs ou les auditeurs avec des sentiments. La valeur de ces sentiments doit être déterminée par la conscience religieuse (chrétienne), qui nous dicte ce qui est bon ou mauvais. Le critère de base pour désigner ce qui est bon, est la vie fraternelle de l'ensemble des populations sur terre. Le but de l'art consiste donc à transférer du domaine de la raison au domaine des émotions, la vérité que le bien-être de la population mondiale consiste dans son unité et dans le remplacement de la violence par l'amour (le Royaume de Dieu).
Malheureusement, les classes supérieures, les plus grands `consommateurs' d'art moderne, ont perdu la foi. Ils ont réduit l'art à la transmission de sentiments de vanité, d'amusement et de luxure. L'art est devenu artificiel, insincère et perverti. En un mot, une prostituée.
La sincérité de l'art a également été considérablement affaiblie quand les artistes sont devenus de purs professionnels.

Les moyens et les fins artistiques
Pour Léon Tolstoï, l'art `chrétien' peut être religieux (la transmission de sentiments concernant Dieu) ou universel (la transmission de sentiments quotidiens simples).
Des dissimulations délibérées visant à éveiller la curiosité, la révélation de nouveaux aspects de la réalité ou la mise de points d'interrogation dans une aeuvre n'aident pas, mais entravent la véritable transmission artistique. La poésie herméneutique n'est qu'une suite de mots incompréhensible, alors que le réalisme et le naturalisme ne sont pas plus que des contrefaçons de la réalité.

Évaluation
En effet, une des essences de l'art est la transmission de sentiments (d'émotions) dans le lecteur, l'auditeur ou le spectateur. Mais, la conscience religieuse (chrétienne) ne peut en aucun cas être considérée comme le (seul) critère pour déterminer si l'art est bon ou mauvais. L'art peut aussi transmettre des messages (émotionnels) sur des réalités sociales ou politiques (guerre, paix), sur la psychologie humaine (amour, haine) ou encore sur des réalités potentielles (de l'anticipation).
Les messages peuvent, bien sûr, être transmis sous une forme attrayante, suscitant la curiosité du lecteur/spectateur.
L'analyse de la poésie herméneutique ne vaut peut-être pas la peine (en fin de compte elle ne cache souvent que des sentiments/messages simples), mais les exemples que Léon Tolstoï donne, sont très compréhensibles.
In fine, l'argumentation de Léon Tolstoï concernant la transmission de sentiments simples devient une caricature, quand il rejette le Faust de Goethe parce que la pièce de théâtre n'est qu'une imitation d'anciennes aeuvres d'autres écrivains, ou, quand il appelle les dernières compositions de Beethoven (y compris sa 9me symphonie) du charabia artistique, parce que Beethoven était sourd quand il les a composées.

Ce texte controversé ne peut être recommandé qu'aux fanas de Léon Tolstoï et qu'aux professionnels de (histoire de) l'art.
http://www.amazon.fr/review/R4QSDA08GU60K/ref=cm_cr_dp_title?ie=UTF8&ASIN=2130554407&channel=detail-glance&nodeID=301061&store=books


Ceci  dit  par ce que  c'est  Tolstoï on ne peut s'empecher une  certaine  sympathie  lorsqu'il  parle  d'art   dévoyé  par  le  marché de  l'art   et le professionnalisme  , lorsqu'il  regrette   toutes les energies dépensées  dans  des projets  futiles   quand    tant  de  misère  pourrait  être  soulagée  par  les sommes englouties dans des  expériences  artistiques  contestables  .... quand des fortunes croupissent   dans  descoffres-forts   ... quand  l'élitisme creuse  l'abîme  entre ceux qui  ont accès  à  l'art   et  ceux  qui en sont  exclus  .
Il n'a  pas tort  non  plus  quand   il affirme   que  les critères  esthétiques dans nos sociétés  occidentales  sont rarement  sincères et  authentiques  mais plus souvent   artificiels  et subordonnés  aux  lois de ce qu'on appelle  aujourd'hui  merchandising .
A mon avis  otez  à son  jugement  la conscience  religieuse   et  nous  retrouvons  beaucoup des fondements du  communisme   ou encore peut-être bien  des échos à certaines théories  bouddhistes
 Romain  Rolland  le  définissait  comme  un anarchiste  chrétien ..
Peut  être  faut-il  aussi   retenir  de  l'expression  conscience  religieuse   que   l'étymologie  stricte  du  mot  religieux  :  encore que  ... :
  Il y a deux sources étymologiques du mot "religion" : relegere (cueillir, rassembler) et religare (lier, relier)

- relegere, de legere (cueillir, rassembler). Cette filiation sémantique et formelle trouve sa source dans Cicéron et est soutenue par Benveniste. C'est l'expérience de la sacralité, voire de la sainteté, de l'indemne sain et sauf : recueillir pour revenir et recommencer, dans une attention scrupuleuse, dans le respect, la patience, avec pudeur et piété. C'est l'être, l'essence, la chose même de la religion.
- religare, de ligare (lier, relier). C'est une étymologie probablement inventée par les chrétiens : la religion comme lien, lien social, croyance, lien fiduciaire, crédit fait au tout-autre en sa bonne foi, expérience du témoignage, obligation, ligament, devoir, dette entre hommes ou entre l'homme et dieu.
Ces deux sources sémantiques se croisent. Tout en critiquant Benveniste, en insistant sur le fait que l'étymologie ne fait jamais loi, Jacques Derrida les prend au sérieux. La distinction est "quasi-transcendantale". Elle correspond à deux veines irréductibles de la religion. La répétition de cette division est, "en vérité", l'origine de la répétition, la division du même.
Tant que la religion n'est pas instituée, il n'y a pas de terme commun à ce que nous appelons religion, il n'y a pas une chose une et identifiable que tous s'accorderaient à appeler religion. Unifier les deux termes, c'est résister à la disjonction, à l'altérité absolue. ( http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0709031246.html)

Et encore parce que  c'est  Tolstoï j'aimerais  bien m' y attarder  davantage  ...

Baudelaire , Verlaine ,Mallarmé   Pouchkine  ,  Wagner,  Beethoven  , les impressionnistes sont condamnés
Millet , Dostoievski  (difficile  à  comprendre  !) les contes et légendes populaires ont sa faveur   
Ah encore :  l'objet de  la  beauté se résume  au  plaisir .

lundi 4 août 2014

Tolstoï par Romain Rolland

Passionnant . J'adore cette manière de Romain Rolland d'admirer sans édulcorer les faiblesses qui sont fatales chez les passionnés. La critique des "Ecrits sur l'art " est un régal notamment bien évidemment quand il s'agit de musique.

mercredi 23 juillet 2014

Sacré et profane (dans la musique )

Quatrième de couverture :
"Du Moyen  âge,  époque   pendant laquelle   toute  expérience  musicale  était vouée  à  la divinité,  au   XXéme  siècle , où  il  est de bon ton  de déplorer   la fin  du sacré , ce livre  est un questionnement  sur  e  sacré et  le profane en musique. Faut-il  trouver  des passerelles entre   ces deux  notions ou  alors  les  opposer ?  Leurs rapports sont  complexes :  sont-ils  conflictuels ?
Les  Textes présentés ici  poussent  plutôt  au  dépassement des contraires et  à  l'abandon  d'une opposition un peu  convenue.  S'ils  témoignent de   la présence  et  de   l'influence des thèmes  sacrés  dans la création  musicale, ils expriment  aussi  l'évolution  des normes  et  du  vocabulaire  de la  musique  sacrée, ainsi  que l'émergence de  techniques  nouvelles  de  composition et  la  force   de  rituels sociaux qui ont permis  le rapprochement  du  sacré et  du profane."

dimanche 8 juin 2014

Ecrits sceptiques de Bertrand Russell

Essais sceptiques

Responsables : Bertrand Russell, préface de Mathias Leboeuf, traduction de André Bernard
Belles lettres , Paris
collection Le goût des idées , numéro 8 , (janvier 2011)

Résumé

Prenant pour point de départ l’irrationalité du monde, B. Russell offre par contraste un point de vue paradoxal et subversif : la croyance en la capacité de la raison à déterminer les actions humaines. Ces essais (1928) avaient pressenti les horreurs qui résultèrent des passions irrationnelles issues des convictions religieuses et politiques, aussi connurent-ils un large succès. 
( http://www.laprocure.com/essais-sceptiques-bertrand-russell/9782251200088.html )

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Contre l'irrationnel, Bertrand Russel propose le doute

Par , publié le

Le scepticisme de Bertrand Russell est un plaidoyer en faveur de la tolérance religieuse et politique.


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/contre-l-irrationnel-bertrand-russel-propose-le-doute_990145.html#fa4fMlFS7bfTGu2m.99
Mathématicien, logicien et philosophe, Bertrand Russell (1872-1970) est l'un des esprits les plus brillants du Royaume-Uni. Auteur des Principia mathematica (1910-1913), ouvrage majeur de la logique moderne rédigé avec son ami Whitehead, et partisan d'une philosophie scientifique fondée sur l'analyse logique, il fut aussi un moraliste et un philosophe engagé. En 1916, son pacifisme lui coûte d'être démis de ses fonctions au Trinity College à Cambridge et d'être incarcéré quelques mois. Il recevra en 1950 le Nobel de littérature, pour avoir été "au travers de ses nombreux écrits le porte-parole de la libre pensée et des idéaux humanistes".
Dans ses Essais sceptiques, publiés en 1928, Russell propose, avec humour, une doctrine dont il craint qu'elle paraisse "terriblement paradoxale et subversive", à savoir qu'"il n'est pas désirable d'admettre une proposition quand il n'y a aucune raison de supposer qu'elle est vraie". Le scepticisme rationnel ne consiste pas à douter de tout, au point de ne plus pouvoir agir. Russell reconnaît tout résultat scientifique établi, non comme absolument certain, car, même s'ils sont d'accord, les spécialistes peuvent se tromper, mais "comme suffisamment probable pour fournir la base d'une action rationnelle".
En revanche, le degré de passion et d'intolérance avec lequel sont défendues les opinions religieuses et politiques pour lesquelles les hommes acceptent de se battre mesure précisément le manque de raisons logiques en leur faveur. Au fil de pages consacrées aux sujets les plus divers, la superstition, le bonheur, l'intolérance religieuse, l'éducation ou encore le puritanisme, Russell s'emploie à montrer que seule une bonne dose de scepticisme peut déjouer les illusions qui nous font adhérer aux croyances irrationnelles et croire, par exemple, que les actions guidées par la haine de l'autre sont en réalité commandées par l'amour de la justice. Ce plaidoyer sceptique pour la tolérance et la libre pensée repose sur la conviction qu'il est possible d'augmenter notre capacité à former des jugements rationnels et de promouvoir ainsi la morale authentique, fondée non sur l'envie et la restriction, mais sur le désir d'une vie pleine et la recherche du bonheur

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/contre-l-irrationnel-bertrand-russel-propose-le-doute_990145.html#fa4fMlFS7bfTGu2m.99
 http://www.lexpress.fr/culture/livre/contre-l-irrationnel-bertrand-russel-propose-le-doute_990145.html
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les belles lettres   sommaire :
 

Essais sceptiques



Résumé   |   Sommaire   |   Critiques   |   Fiche technique
I- Introduction : de la valeur du scepticisme
II- Rêves et faits
III- La science est-elle superstitieuse ?
IV- L'homme peut-il être raisonnable ?
V- La philosophie au XXe siècle
VI- La machine et les sentiments
VII- Le Behaviourisme et les valeurs
VIII- Idéals du bonheur en Orient et en Occident
IX- le mal que font les « Hommes de Bien »
X- La recrudescence du puritanisme
XI- Le besoin de scepticisme en politique
XII- Pensée libre et propagande officielle
XIII- La liberté et la société
XIV- La liberté contre l'autorité dans l'éducation
XV- Psychologie et politique
XVI- Le danger des guerres de religion
XVII- Quelques perspectives gaies et autres
Bibliographie
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Sur Libération


Silhouette dégingandée, chevelure blanche en pétard, pipe à la bouche. Une tête qu’illuminent des yeux malicieux, posée sur un cou très fin. De loin, on dirait monsieur Hulot. Dire qu’il est le plus grand philosophe britannique du XXe siècle, qui a refaçonné tous les concepts des mathématiques dans la perspective du «logicisme», en les fondant non plus sur les axiomes arithmétiques mais sur la théorie des classes et des relations, en ferait un personnage trop austère. En fait, Bertrand Arthur William Russell est un drôle de zigue. Il se définit lui-même comme «un whig britannique», et dit avoir l’amour british «du compromis et de la modération». On ne le croit pas vraiment, car, Sir Bertrand, on songe à le situer partout, sauf dans une «position moyenne».
Pacifisme. Moyenne n’est pas son ascendance : né le 18 mai 1872 à Trellech, Monmouthshire (mort le 2 février 1970 près de Penrhyndeudraeth, pays de Galles), orphelin de mère à deux ans, de père à quatre, il est le 3e comte Russell, petit-fils de John Russell, Premier ministre de la reine Victoria. Hors norme, comparable à celle d’une rock star, est la gloire qu’il connut de son vivant, avant et après le prix Nobel de littérature qu’il obtint en 1950, et jusqu’à la création, avec Jean-Paul Sartre, du Tribunal contre les crimes américains au Vietnam. Peu modérée est sa vie sentimentale, qui le fit se marier quatre fois et aller d’aventure en aventure. Enfiévrés apparaissent ses engagements politiques et éthiques, qui le firent défendre, au prix de quelques séjours en prison, le désarmement nucléaire, le pacifisme, les droits des femmes, l’éducation non autoritaire, l’amour libre, et fustiger le dogmatisme, la religion, la pruderie, les injustices du capitalisme… Voudrait-on quand même avaliser l’amour de la modération, il faudrait probablement le chercher dans le rapport que Russell entretient avec la vérité. Bien que faisant pleinement confiance aux sciences, il ne pense pas que quelque chose puisse avoir, jamais, le statut de vérité absolue, ni, à l’inverse, que toutes les propositions prétendent s’équivaloir sans se soumettre au verdict d’une argumentation sensée qui en montrerait soit l’invérifiabilité ou la fausseté (absolue) soit la vérité (relative). Aussi Sir Bertrand penche-t-il du côté du scepticisme. Non un «scepticisme héroïque» à la Pyrrhon, rejetant la possibilité même de la connaissance vraie, mais un scepticisme soft, qui cultive la disposition à écarter toute hypothèse infondée, contrôle les opinions en les confrontant loyalement aux opinions adverses et oppose des raisons raisonnables aux égarements irraisonnables des croyances.
Publiés en 1928, au moment où il adjoignait de plus en plus à son travail de philosophe, de logicien et d’épistémologue un intense activisme politique, les Ecrits sceptiques n’ont pas peu contribué à la renommée de Bertrand Russell. Ils ne provoquent pas le scandale que suscitera l’année suivante leMariage et la morale. Mais font probablement mieux. Ou irritent encore davantage bigots et bien-pensants, parce que le maître du Trinity College de Cambridge, en mêlant l’ironie, l’argumentation, l’exemplification, y démonte calmement les mythes, les peurs, les croyances sises dans la culture occidentale, qu’ils touchent l’influence de la psychanalyse, la théorie de la relativité, la superstition qui peut s’insinuer dans la science, les faux-semblants de la politique, la liberté, «les dangers des guerres de religion», le puritanisme ou «le mal que font les "hommes de bien"».
Bonheur. Comment faire pour que diminuent «les revenus des voyantes, des bookmakers, des évêques, de tous ceux enfin qui tirent leur subsistance des espoirs irrationnels» des gens ? Eh bien, il faut patiemment identifier, puis, par la force des faits, extirper les racines folles de nos convictions et nos actions, entre autres ces catégories mortifères que sont la culpabilité et le péché, «notion géographique». Ce n’est qu’ainsi que dans l’existence, dans la vie sociale, la vie politique, pourront se dégager «quelques perspectives gaies», et un idéal du bonheur qui n’exigerait pas, pour être bâti, la misère d’autrui. Aux yeux des ligues de vertu, qui empêcheront qu’il enseigne au New York City College, Bertrand Russell est l’auteur d’une œuvre «lubrique» et «dépourvue de toute fibre morale». Il écrivait : «Nous avons besoin d’une morale fondée sur l’amour de la vie, sur la joie de la croissance et des accomplissements positifs et non sur la répression et l’interdiction. On devrait considérer un homme comme "un homme de bien" s’il est heureux, expressif, généreux et joyeux du bonheur des autres.»
Robert MAGGIORI

dimanche 11 mai 2014

le manuel d'Epictète

Ouvrage  emprunté  à  la   Médiathèque  de   Brétigny sur orge:

Merci   encore une fois   à  Pierre  Remacle   et   à  son  site   qui  reproduisent   l'oeuvre  dans son   intégralité 
 http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/epictete/manuel.htm

ce qu'en dit  Wikipédia  :  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pict%C3%A8te
Sur  Epictète :

Naissance 50
Hiérapolis, Phrygie
Décès 125 ou 130
Nicopolis, Épire
École/tradition Philosophie antique
Principaux intérêts Éthique, morale, Conscience
Œuvres principales Manuel d'Épictète, Entretiens d'Épictète
Influencé par Stoïcisme, Cynisme, Socrate, Diogène de Sinope
A influencé Arrien, Junius Rusticus, Marc Aurèle, Blaise Pascal, Alain, Albert Ellis, Jonathan Barnes
Épictète, philosophe  grec   en grec ancien Ἐπίκτητος / Epíktêtos, qui signifie « homme acheté, serviteur », (Hiérapolis, Phrygie, 50 • Nicopolis, Épire 125 ou 130) était un philosophe de l’école stoïcienne. Sa vie est relativement peu connue, et il ne laissa aucune œuvre écrite de sa main. Son disciple Arrien assura la transmission de son œuvre en publiant les notes prises lors des leçons de son maître, en huit livres, dont la moitié sont aujourd'hui perdus, ainsi qu'un condensé de doctrine morale, le Manuel, textes qui eurent une influence certaine sur Marc-Aurèle.
Épictète met fortement en avant la partie éthique de la philosophie. Bien qu'il enseigne également la logique stoïcienne, il insiste fortement sur la prépondérance de l'action, et sa philosophie est avant tout pratique. Fidèle aux conceptions traditionnelles de l'école du portique, il présente l'Homme comme soumis au destin ordonné par les dieux. Son enseignement se veut une méthode pour atteindre le bonheur par l'ataraxie, la paix de l'âme en acceptant, avec courage et amour, tout décret du destin inexorable, en accomplissant loyalement son devoir en dépit des circonstances, et en agissant avec bienveillance envers les autres Hommes.


Épictète s'inscrit dans la tradition stoïcienne et ses développements les plus récents à l'époque impériale. Son enseignement connu ne porte pas trace d'une étude de la physique, et met l'étude de la logique, traditionnelle dans l'école, au second plan. L'éthique est divisée en éthique théorique et éthique pratique, la première étant subordonnée à la seconde7 ; son enseignement se décompose en trois temps : l'apprentissage des règles de vies, correspondant à l'éthique pratique, est la première étape et la plus nécessaire. La justification de ces pratiques, qui est l'éthique théorique, vient en second et n'est que complémentaire et explicative. Le soubassement dialectique qui soutien la véracité des principes théoriques vient en dernier, et constitue la logique8.
À l'instar d'autres représentants tardifs du stoïcisme, Épictète se réfère largement à la tradition cynique. Il cite à de nombreuses reprises le nom, les vertus et l'exemple de Diogène de Sinope. À travers ce retour, il cherche à se rattacher à Socrate qu'il met sur le même plan que Diogène et cite également en exemple. Épictète établit entre eux un lien par leur commun mépris de la mort, leur exigence de liberté, et leur indifférence aux biens extérieurs.
La question principale à laquelle tente de répondre la philosophie d’Épictète est de savoir comment il faut vivre sa vie. Face à cette première interrogation, tous les autres grands questionnements de la philosophie sont de peu d’importance à ses yeux. À cette fin, Épictète se pose tout d’abord la question de l’existence, ou non, d’une « nature des choses » qui est invariable, inviolable et valable pour tous les hommes sans exception. Sa réponse est claire : la « nature des choses » existe et il la formule, au début de son Manuel, en disant que, de toutes les choses du monde, certaines sont en notre pouvoir exclusif tandis que d’autres ne le sont pas. Nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinaisons, nos aversions — en un mot, toutes nos actions — appartiennent à la première classe des choses et il les appelle « prohairétiques ». Le corps, les biens, la réputation, les dignités — en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions — appartiennent à la deuxième classe des choses et il les appelle « aprohairétiques ». Qu’est-ce donc la prohairesis ? Épictète nous montre que la prohairesis est la faculté qui nous fait différents de tous les autres êtres vivants. Elle est la faculté qui nous permet de désirer ou d’avoir de l’aversion, de ressentir un besoin impulsif ou de la répulsion, de dire oui ou non, selon nos jugements. Les choses prohairetiques sont libres par leur nature justement parce que la liberté de notre prohairesis est absolue: elle ne peut être restreinte ni par la douleur, ni par la mort, ni par quoi que ce soit qui lui est extérieur. Si notre prohairesis fait que nous nous accommodons d’un fait quelconque c’est qu’elle a ainsi décidé.
Ainsi, bien que nous ne soyons pas responsables des représentations qui naissent librement dans notre conscience, nous sommes absolument et sans aucun doute responsables de la manière dont nous faisons usage de celles-ci. D’après Épictète il est primordial de garder à l’esprit qu’en dehors de notre prohairesis il n’existe ni bien ni mal, et qu’il est vain de tenter de modifier la nature des choses. Quel est donc le critère qui nous permet de respecter dans n’importe quelle situation la nature des choses? Épictète nous explique que ce critère est un jugement qu’il faut apprendre par la philosophie et il appelle ce jugement dihairesis. Face à tout ce qui est aprohairétique (événements, objets, individus, etc.) quelle est alors l’attitude qu’il faut avoir? Il faut avoir l’attitude du bon joueur d’échecs, c’est-à-dire le courage de jouer et de vaincre.
Et si on perd la partie? Perdre aussi fait partie de la nature des choses. Si on perd la partie, la dihairesis qui nous guide nous empêche de faire quelconque réclamation pour ce qui advient et qui ne dépend pas de nous. En effet, il faut accepter ce que les événements et le destin nous apportent, tant que ceci n’est pas de notre ressort. L’Homme est partie intégrante d’un système qui le dépasse. Plutôt que de s’opposer vainement au sort qui lui est réservé, il l’accepte et dit merci pour l’occasion qu’il a eu de jouer, car il comprend le divin qui est en lui et fait raisonner sa vie au diapason de ses jugements guidés par la dihairesis. Cela signifie que, pourvu qu’on ait sauvegardé la liberté de notre prohairesis et respecté les règles du jeu, même si on a perdu le match d’un jour, le vrai match a toujours été gagné.
Pour le stoïcien rien ne sert de vénérer la nature, les dieux ou d’autres maîtres. Seuls des principes rationnels doivent permettre de comprendre — ou simplement accepter — le mouvement du monde et des hommes. C’est par une analyse rationnelle qu’il détermine ce qui ne dépend pas de lui, et c’est grâce à cette même raison qu’il définit ses jugements sur le monde.

La psychologie d’Épictète

Le paradigme psychologique contemporain des thérapies cognitives est fondé, dans une mesure significative, sur une série de conceptions psychologiques développées par Épictète. Au premier rang desquelles figurent les notions de représentations et de jugement. En effet, le Manuel repose sur l’adage central d’Épictète : « ce ne sont pas les choses qui te nuisent mais le jugement que tu portes sur elles ». La thérapie cognitive, telle qu’initiée par A. Ellis et A. Beck se base sur cette même idée : les conduites dysfonctionnelles des individus, les pathologies et problématiques psychologiques sont le fruit de processus représentationnels inadaptés, qui donnent à percevoir le monde de façon contre-productive9.


Reflexions  personnelles   donc  qui  n'engagent  que moi  !  

En  lisant les aphorismes du  Manuel  je suis  surprise par la similitude  des  propos  avec ceux  que  me  tenait  un  bouddhiste  (tibétain) propos  également   cités  sur  des sites de  ce courant  philosophique  ou  religieux   . (Hormis  ce que  j'ai  surligné  en  rouge   sur la nature  des choses contraire à  la vacuité)
Dirons-nous que le  bouddhisme tibétain a subi  l'influence des stoIciens grecs  ou  l'inverse   ? Les religions  comparées   ou  les philosophies  co!mparées  ,  l'histoire  des   idées   nous pousse  à  une  étude  du  parallélisme Mais  surement   plutôt  que   le stoïcisme  est   une philosophie   commune   ., une sagesse partagée  . La remarque  plus interessante  est peut  être  le  fait   qu'elle   se répande  à  nouveau  dans nos  sociétés  occidentales si  l'on prend  en compte  l’engouement  croissant   pour   ces  formes  de  pensées  qui nous revient sous   des formes exotiques :  recherche  du  bonheur  par   l'ataraxie   en particulier , apaisement  du stress de l'individu  ou  de nos sociétés , renoncement  par  l'acceptation  de notre  finitude  et  de  notre  impuissance  à  modifier   le monde   et  ce qui  nous environne.
Quelques  aphorismes du Manuel  pour  expliquer mon sentiment   :

 I
5. Ainsi, à toute idée rude[ii], exerce-toi à dire aussitôt : « Tu es une idée, et tu n’es pas tout à fait ce que tu représentes. » Puis examine-la, applique les règles que tu sais, et d’abord et avant toutes les autres celle qui fait reconnaître si quelque chose dépend ou ne dépend pas de nous ; et si l’idée est relative à quelque chose qui ne dépende pas de nous, sois prêt à dire : « Cela ne me regarde pas. »

III

A propos de tout objet d’agrément, d’utilité ou d’affection, n’oublie pas de te dire en toi-même ce qu’il est, à commencer par les moins considérables. Si tu aimes une marmite, dis : « C’est une marmite que j’aime ; » alors, quand elle se cassera, tu n’en seras pas troublé : quand tu embrasses ton enfant ou ta femme, dis-toi que c’est un être humain[iv] que tu embrasses ; et alors sa mort ne te troublera pas.

VIII

Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu désires ; mais désire que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux.

XIV
2. On est toujours le maître d’un homme, quand on a le pouvoir de lui donner ou de lui ôter ce qu’il veut ou ce qu’il ne veut pas. Si l’on veut être libre, qu’on n’ait ni désir ni aversion pour rien de ce qui dépend d’autrui ; sinon, il faut être esclave.


XVI

Quand tu vois quelqu’un qui pleure, soit parce qu’il est en deuil, soit parce que son fils est au loin, soit parce qu’il a perdu ce qu’il possédait, prends garde de te laisser emporter par l’idée que les accidents du dehors qui lui arrivent sont des maux. Rappelle-toi sur-le-champ que ce qui l’afflige ce n’est pas l’accident, qui n’en afflige pas d’autre que lui, mais le jugement qu’il porte sur cet accident. Cependant n’hésite pas à lui témoigner, au moins des lèvres, ta sympathie, et même, s’il le faut, à gémir avec lui ; mais prends garde de gémir du fond de l’âme.


XIX

1. Tu peux être invincible, si tu ne t’engages dans aucune lutte, où il ne dépend pas de toi d’être vainqueur.


XXXIII

1. Retrace-toi dès maintenant un genre de vie particulier, un plan de conduite, que tu suivras, et quand tu seras seul et quand tu te trouveras avec d’autres.
2. Et d’abord garde ordinairement le silence, ou ne dis que ce qui est nécessaire et en peu de mots. Il pourra arriver, mais rarement, que tu doives parler quand l’occasion l’exigera ; mais ne parie sur rien de frivole : ne parle pas de combats de gladiateurs, de courses du cirque, d’athlètes, de boire et de manger, sujets ordinaires des conversations ; surtout ne parle pas des personnes, soit pour blâmer, soit pour louer, soit pour faire de parallèles. 3. Si tu le peux, ramène par tes discours les entretiens de ceux avec qui tu vis sur des sujets convenables. Si tu te trouves isolé au milieu d’étrangers, garde le silence.
4. Ne ris pas beaucoup, ni de beaucoup de choses, ni avec excès.


XXXVII

Quand tu as pris un rôle au-dessus de tes forces, non seulement tu y as fait une pauvre figure, mais encore tu as laissé de côté celui que tu aurais pu remplir.


XLI

C’est la marque d’un manque de disposition pour la vertu que de donner une grande place aux choses du corps, comme de donner beaucoup de temps à faire de la gymnastique, à manger, à boire, à excréter. Il ne faut faire tout cela qu’accessoirement, et appliquer toute son attention à son esprit.

Wikipedia : sur le manuel
Sur le Manuel  :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_d%27%C3%89pict%C3%A8te

Rappel  Ataraxie   :  bonheur par l'absence de  passions  
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ataraxie 

mercredi 2 avril 2014

Le corps en miettes de Sylviane Agacinski

"Le  Baby business cherche partout des ventres  à  louer.
La propagande  en faveur  de la   GPA ne saurait masquer   la violence d'une telle pratique.  au  nom  de  la dignité de la personne humaine, ce  livre  appelle   à  résister." (4ème de  couverture  )

 à dévorer  ...
Premier mérite  de  S. A.
est de mettre l'accent  sur  la difficulté  à  nous  exprimer  publiquement sur  ce  sujet  compte  tenu  des confusions idéologiques   que nous  subissons   aujourd'hui  dans bien  des domaines  .
Nos schémas  traditionnels sont   bouleversés  ,  les  clivages idéologiques   ou  politiques  ne "tiennent plus la route  "  : mariage pour  tous  ,  Pma,  Gpa  , immigration , religion , écologie ..
 Nous brassons  trop  d'informations ,  nous sommes  confrontés  à   trop de  renversements  de  valeurs   .Il  y a dans  ce monde  en crise   , une  accélération  des processus   avec des   effets imprévus, qui  remettent  en cause nos convictions  ou  au moins   imposent  une nouvelle  réflexion   libre   et  indépendante    de  ce  qui  pouvait nous paraitre  des engagements définitifs .
 La  Gpa   est  présentée  comme  une  idée  de  gauche   , ce qu'elle  n'est pas nous démontre   S.A.

"Sur le fond, cette  revendication  n'a  rien  à  faire  avec  une   pensée  de  gauche :  elle  repose  sur  une idéologie   "moderniste", soi-disant progressiste  qui  n'a d'autre horizon   quel  la societé de consommation  et  du  baby business."  

"après l'aliénation  des hommes  dans le  travail  à  la chaine et  leur  exploitation  économique  une  forme  "inédite  d’aliénation biologique s'installe dans la  procréation  artificielle à laquelle   les femmes  doivent  "activement   collaborer 
"La mise  à disposition  de  l'utérus  féminin  est  en  effet   une pièce  indispensable   au dispositif  "d'ensemble  de la production  d'enfants en  laboratoire.

Manipulation  psychologique , rhétorique de l'altruisme  :  on veut   faire appel  au  sentiment  de  générosité  :  gestation  pour  autrui  , souffrance  des couples sans enfants  ...etc

Le corps  saisi  par l'économie à inscrire dans une longue  tradition de  servitude  .

nouvelle terminologie   : gestatrice  
Dignité  humaine   contre  liberté 
Enfant  qui  devient  un  produit
L'enfant   fabriqué

Le marché du corps : tissus  sang  organes  enfant
le corps humain comme ressources
les greffes d'organes sauvent  des vies  mais la pression  de la demande   représente  une menace  grave  sur   ceux  dont  elle  convoite la substance  .

les donneuses de l'est : ce sont  des femmes frappées par le chômage  et  la pauvreté    "elles  fournissent  en  ovocytes  les quelques  140  cliniques espagnoles  spécialisées  dans la fertilité "aidez-les  !  donnez la  vie    =  mille  euros  d'indemnités  dérisoires  par  rapport   aux bénéfices empochés par  ces  cliniques
(et  pourtant l'option  n'est pas une partie  de plaisir  ...!!! (horrible  description  !
""l’écœurement  vous prend  à lire le témoignage  du médecin  soutenant  que  ces femmes agissent par altruisme  !"

l'ART  américain  : les structures  américaines : ART   =   Assisted Reproductive T
Surrogate mother   (mères de  substitution , mères porteuses  .
Le net   assure la  mondialisation  du  commerce des  bébés technology


vendredi 21 mars 2014

Melancolie ,essai sur l'âme occidentale

Description de l'ouvrage

8 janvier 2012 UN ENDROIT OU A
La mélancolie, nous dit Laszlo F. Földényi, est une tonalité constante du tempérament de l’homme occidental, quels que soient les contextes idéologiques qui le baignent. Il y aurait donc un fond de mélancolie, un esprit mélancolique à l’œuvre dans les soubresauts de la culture européenne. Tour à tour marque des devins et des hommes d’exception de l’Antiquité, maladie mentale caractérisant l’insensé du Moyen Age, altération psychique du héros romantique plongé dans la tristesse et l’ennui ou du névrosé ordinaire qui court les rues de la vie moderne, cette figure singulière des maladies de l’âme n’en reste pas moins l’expression aiguë des profondes contradictions de l’identité humaine. Cette affection - aubaine ou fatalité - traverse les époques en convoquant autour d’elle philosophie, médecine, esthétique, art, ce qui en fait le lieu par excellence où ne cesse de se poser et de se renouveler l’interrogation sur le sens de l’existence. C’est que la mélancolie a l’audace de dévoiler le ressort caché de la condition humaine : cette ambivalence inconfortable de l’homme écartelé entre son destin d’être fini et son désir d’infini, s’éprouvant avec un plaisir jouissif ou une souffrance accablante. Mais toujours, vertigineusement, comme un moins que rien qui désire plus que tout. La mélancolie, c’est l’histoire de cette épreuve solitaire indépassable mais c’est aussi et surtout une épreuve décisive de lucidité, selon le pessimisme serein du philosophe, qui lui rend ici un brillant hommage.
http://www.amazon.fr/M%C3%A9lancolie-Essai-sur-l%C3%A2me-occidentale/dp/2742797696/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1395416493&sr=8-1&keywords=melancolie+essai+sur+l%27ame+occidentale+laszlo+f%C3%B6ld%C3%A9nyi

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Encore  un  sur  le m^me   thème de la  mélancolie 

Prometteur  ,  je l'ai parcouru  ..  Mais  je  dois terminer  celui  de   Starobinski  qui  m'entraine   toujours  plus  loin  ...inépuisable  ce   livre   m^me  si  je le  trouve  un   peu   "brouillon"  .et si  je me  demande  si  une  synthèse  est possible  . Presqu'envie  de  dire  trop  d'érudition  !!! 

Ce qui   se confirme   dans tous les ouvrages que j'ai  lus  jusqu'ici  c'est  que  ce  sentiment   (?)  est  une  caractéristique  de  l'homme  occidental   ... pourquoi  ?  Je n'y crois  pas trop  ..
Je pense  que  c'est  surtout   dans l'attitude   ou  la manière  de  l'exprimer  . L'homme  mélancolique  vit  dans le mal être  , regrets,   nostalgie  , angoisse de sa finitude mais impossible  que  ce soit limité  à  l'occident ?
ou bien  ... si  la religion  semble   le meilleur  remède  (ce qui  reste encore à  démontrer  )   , l'occidental  serait   -il  particulièrement  sceptique par  nature   ?  serait-il  le  moins   apte au divin ? le moins  prêt   à céder  son  indépendance  à   un  projet  divin  pour   y trouver  un  sens  à  son  existence  ?

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"Les âffres du commencement  témoignent  de la difficulté de l'entreprise  "  = première phrase de  présentation  de l'essai  !
Certes  plus on  s'interrroge sur la mélancolie   , ce qu'elle   definit  ,  ce qu'elle  recouvre  et  plus   ça devient obscur  ! c 'est bien mon  sentiment !

La  mélancolie   comme  concept  ,  ,  ou  le concept  de mélancolie  mais si  on ajoute   occidental  ce serait  un  concept culturel ? on s'éloigne   d'emblée  des universaux  ....

Chapitre  I
les initiés 
"Pourquoi  les hommes qui  se  sont illustrés  dans la philosophie ,  la politique,  les  arts sont ils tous  des mélancoliques  ? " (Aristote )
le questionnement n'est pas nouveau  !
La phrase  serait en  fait  de  Théophraste1er livre sur la mélancolie selon   Diogène  Laërce  .
Dans  notre  conception  moderne excellence  , exception  ,  mélancolie   , les  2  premiers de  l'esprit  ,  le   3ème    = bile noire  alors que   corps et   esprit   ne sont pas associables ? opposition  à la concetion  grecque  ou  physique  et  spirituel  sont  étroitement liés  .

On  trouve  encore ici  l'origine  de  l'humeur  noire   , sombre,   provoquée  par  un  poison   (bile noire  .) dont l'origine  resulte   d'un  dysfonctionnement  des   éléments  qui  composent  l'univers  et ses prolongements   jusqu'aux  individualités  .
Hippocrate:  la mélancolie est une maladie du  corps
 le type mélancolique  est  défini par une  coexistence particulière des  extrèmes 
Rappel : pour Aristote Ajax, Bellerophon,, Héraclès  , Empédocle, Platon,  Socrate  , Lysandre  sont des mélancoliques  
>exploits surhumains
Héroïse   et coté sombre  également   hors  du  commun  (le  côté sombre  de  Platon ???)
Laslo  s'explique pour chacun  d'eux  !!  (interessant   !)
Différennce entre   mélancolie  et  mania  ..
liens entre folie et mélancolie......(p 29)


Reférence cosmique   des  grecs  , semblable   à la culture indienne