lundi 12 mars 2018

Les Amazones

de  Adrienne Mayor
"Quand  les femmes étaient  les égales des  hommes  (VIIIsiècle  av.JC - Ier  siècle  après  JC)"


mardi 28 novembre 2017

Condorcet : reflexions sur l'esclavage


Réflexions sur l'esclavage  des  nègres  suivi  de  Premier  et deuxième  mémoire  sur l'instruction  publique  
Collection  "les  livres qui  ont changé  le   monde  "  
4ème de  couv.
"  1 781:  alors que , en  plein siècle  des  Lumières,   le commerce  triangulaire connait son apogée,  la  parution  des   Réflexions  sur l'esclavage des  nègres  suscite  la  controverse. Quels sont les arguments   des partisans  de l'esclavage ?  Pourquoi  cette pratique n'est-elle  pas plus  justifiable moralement  qu'économiquement ?  Commment  organiser  sa suppression progressive ?  Telles sont  les questions  auxquelles répond Condorcet dans ce  brûlot publié sous  seudonyme. Démontrant  un  à   un  les  rouages du  discours esclavagiste, les  Réflexions  ont annoncé  le  combat  pour l'abolition  et  incitent encore  chacun  à  la  vigilence  contre toute  forme   d'assujettissement. .."

dimanche 19 novembre 2017

"Les inégalités sont nées au néolithique" par JP Demoule


A propos de son dernier livre  , article  de   Jean  Paul  Demoule  dans  L'Obs  n° du 16 au 22  novembre  2017
En se convertissant , voici 10 000ans à  l'agriculture , l'humanité  a fait  basculer  son  destin. 
Dans son  dernier  livre  , l'historien Jean  Paul  Demoule  revient  sur ces millénaires  où  sont  apparus le  culte du  chef  et celui  de  la virilté .
 Cultiver  la terre , élever  des animaux , c'est  une révolution symbolique:  se rendre  maître du  monde  et s'approprier  ses ressources .
[...]
La  Célébration  de   la virilité débute avec  le  néolithique. Les guerriers deviennent  alors  le  thème   privilégié des  images  publiques .
[...]

Que je rapproche  de Sapiens De   Y.N  Harari
 Deuxième partie : La révolution agricole " La  plus grande  escroquerie  de   l'humanité" .


Une autre analyse  , celle  de   Christophe  Darmangeat  sur son  blog  "La  hutte  des classes",anthropologie sociale, préhistoire et marxisme:
 La naissance des paiements : un casse-tête néolithique  

A lire  aussi sur  Wikipedia :
- Alain  Testart  :(Anthropologue français 1945-2013): Les chasseurs- cueilleurs l'origine des  inégalités  
- Vere  Gordon  Childe (archéologue  australien 1892-1957) Revolution  néolithique -  révolution   urbaine  (Traduction  en  français ?  )

la question  qui se  pose , au moins depuis  Rousseau  :  Nos  ancêtres Chasseurs -cueilleurs  étaient -ils  plus   heureux  , plus  libres  , plus  égalitaires  ????? et toujours  l'origine des inégalités  !

 

mardi 14 novembre 2017

Planète :De Sapiens en digressions...

Le cri  d'alarme de   15 000 scientifiques sur l'état de  la planète 
"Bientôt  il  sera  trop  tard "
(Le  Monde du  14  novembre  2017 )


« Les transitions vers la durabilité peuvent s’effectuer sous différentes formes, mais toutes exigent une pression de la société civile, des campagnes d’explications fondées sur des preuves, un leadership politique et une solide compréhension des instruments politiques, des marchés et d’autres facteurs. Voici – sans ordre d’urgence ni d’importance – quelques exemples de mesures efficaces et diversifiées que l’humanité pourrait prendre pour opérer sa transition vers la durabilité :

1.    privilégier la mise en place de réserves connectées entre elles, correctement financées et correctement gérées, destinées à protéger une proportion significative des divers habitats terrestres, aériens et aquatiques – eau de mer et eau douce ;
 2.   préserver les services rendus par la nature au travers des écosystèmes en stoppant la conversion des forêts, prairies et autres habitats originels ;
3.    restaurer sur une grande échelle les communautés de plantes endémiques, et notamment les paysages de forêt ;
4.    ré-ensauvager des régions abritant des espèces endémiques, en particulier des superprédateurs, afin de rétablir les dynamiques et processus écologiques ;
5.    développer et adopter des instruments politiques adéquats pour lutter contre la défaunation, le braconnage, l’exploitation et le trafic des espèces menacées ;
 6. réduire le gaspillage alimentaire par l’éducation et l’amélioration des infrastructures ;
 7.   promouvoir une réorientation du régime alimentaire vers une nourriture d’origine essentiellement végétale ;
8.    réduire encore le taux de fécondité en faisant en sorte qu’hommes et femmes aient accès à l’éducation et à des services de planning familial, particulièrement dans les régions où ces services manquent encore ;
9.    multiplier les sorties en extérieur pour les enfants afin de développer leur sensibilité à la nature, et d’une manière générale améliorer l’appréciation de la nature dans toute la société ;
10.    désinvestir dans certains secteurs et cesser certains achats afin d’encourager un changement environnemental positif ;
11.    concevoir et promouvoir de nouvelles technologies vertes et se tourner massivement vers les sources d’énergie vertes tout en réduisant progressivement les aides aux productions d’énergie utilisant des combustibles fossiles ;
12.    revoir notre économie afin de réduire les inégalités de richesse et faire en sorte que les prix, les taxes et les dispositifs incitatifs prennent en compte le coût réel de nos schémas de consommation pour notre environnement ;
13.    déterminer à long terme une taille de population humaine soutenable et scientifiquement défendable tout en s’assurant le soutien des pays et des responsables mondiaux pour atteindre cet objectif vital.

Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, l’humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd’hui. Bien que cette recommandation ait été déjà clairement formulée il y a vingt-cinq ans par les plus grands scientifiques du monde, nous n’avons, dans la plupart des domaines, pas entendu leur mise en garde. Il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec, car le temps presse. Nous devons prendre conscience, aussi bien dans nos vies quotidiennes que dans nos institutions gouvernementales, que la Terre, avec toute la vie qu’elle recèle, est notre seul foyer. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/13/le-cri-d-alarme-de-quinze-mille-scientifiques-sur-l-etat-de-la-planete_5214185_3244.html#aS94dbSvLkdLW1CY.99
 

samedi 11 novembre 2017

Foucault , Bacon , Harari...

"Savoir  et  pouvoir " 
Titre du sous-chapitre   "la découverte  de   l'ignorance" dans  Sapiens  , p 305

On peut se  poser la  question  :  pourquoi   Harari  a-t-il  préféré  faire référence à  Bacon  plutôt  qu'à  Foucault qu'il  ne cite  pas  une  seule  fois ?
Bien sûr on  ne  peut  penser  qu'à  une  omission  volontaire  ; c'est  intéressant  parce que  à  mon avis  c'est  là   une    illustration  de   sa démarche  générale  qui  voudrait  éviter  le  débat  philosophique,  stérile dans son contexte  . En citant   Foucault  son  propos  aurait   entrainé  des considérations  digressives vers une nouvelle  exégèse   de la  pensée  du  philosophe de mai 68, et  un débat  comparatiste et contradictoire  avec les   thèses du  philosophe  du  17ème !
Harari  sait  que  nous connaissons  Foucault (beaucoup  , mieux que   moi  :-)  ,  et  un  peu   moins  Bacon , alors pour faire  vite  dans une  histoire  brève de l'humanité, choisir  le  père  plutôt  que   le fils, l'ancêtre oublié plutôt que  le   parent adulé   parait logique , d'autant que    l'éclairage de  la pensée   foucaldienne  nous  permet   tout  de suite  de   saisir  l'idée initialisée par  Bacon .
L'essentiel  étant dans la relation  de   Savoir  et    Pouvoir , pour l'un  facteur  de   progrès (sciences  et  technologies), pour l'autre moyen   moyen  d’oppression .

Une petite  note de  l'auteur  aurait  toutefois été  la bienvenue  . 

" La science   , l'industrie et la technologie  militaire  ne  s’entremêlèrent qu'avec  l'avènement  du  système capitaliste  et  la révolution  industrielle. Sitôt  cette relation  établie , cependant,  elle   transforma  rapidement  le monde ."  (Sapiens p. 310)

samedi 4 novembre 2017

Sapiens de Yuval Noah Harari

Je continue  avec  ce qui fut son  premier  opus  (dans  cette catégorie d'ouvrages).
Cet homme  est  un  phénomène !  Je suis conquise  ,  par  la clarté  de ses théories , par cette capacité  à  jongler  avec toutes ces  disciplines , à  les structurer ,  les  organiser  pour   en extraire l'évidence  !!
Je plaisante avec immensément   de  respect et   sympathie  son cerveau  est une synthèse   des machines  qui  supplanteront l'homme demain  !
Faut -il  les craindre ou l'espérer  ?

Sommaire

Première  partie - La révolution  cognitive

1. Un animal  insignifiant
2. L'arbre de la connaissance
3. Une  journée  dans  la vie   d' Adam  et  Eve
4. Le  déluge


Deuxième  partie - La révolution  agricole

5. La  plus grande  escroquerie  de  l'histoire
6. Bâtir  des  pyramides
7. Surcharge  mémorielle
8. Il n'y a  pas de  justice  dans  l'histoire


Troisième  partie - L'unification  de  l'humanité

9. La  flèche  de  l'histoire
10. L'odeur  de   l'argent
11. Visions  impériales
12. La  loi de la religion
13. Le secret  de la réussite


Quatrième  partie - La révolution  scientifique

14. La découverte de   l'ignorance
15. Le  mariage  de  la science et  de  l'Empire
16. Le  credo  capitaliste 
17. Les rouages de   l'industrie
18. Une révolution  permanente
19. Et  ils vécurent heureux
20. La  fin  d'Homo sapiens


Epilogue  - Un  animal  devenu  dieu.?

vendredi 20 octobre 2017

Homo Deus de Yuval Noah Harari


Voilà  je 'ai   lu  ... Pour l'heure  passons  sur  mon  projet de  roman  avorté  (peut-être  :-)
Après bien  des hésitations  j'adhère  et je reconnais  à  l'auteur  des qualités exceptionnelles  !
Pour  moi  c'est  un  visionnaire génial  d'une  érudition  colossale  !
Je ne mets  pas toutefois de  côté  mon  esprit  critique  et je reprends l'ouvrage   pour tenter d'éclaircir quelques  poins  obscurs
D'abord pourquoi   cet  ouvrage   ne déclenche  -t-il  pas (en  France ?) plus de   polémique  ?
Pourquoi  nos grands ténors de  la philosophie  , de  la sociologie  , de  l'économie , des sciences  se  font-ils aussi  discrets sur un  tel sujet  qui  devrait révolutionner  nos systèmes  dans tous  ces domaines  ?
Pourquoi  ne pas entendre   ses alarmes  ?
Aveux d'impuissance  ou laxisme ? Indifférence  au  monde que  nous laisserons aux  prochaines générations  ?  Certitude   d' être parmi  les élus ?  Mépris pour les futurs inutiles ?

Je n'ai  peut être   pas moi-même  entendu  les voix  qui  ont  pris son  parti  ! mais je n'ai  peut être pas suffisamment   écouté   ou  prêté  suffisamment  attention , pas  ouvert  les bonnes  portes  .... 

Le  premier  constat est que  Harari  est de  culture  anglo-saxonne et  on  n'oublie  pas que le   sérail  de  la vieille  Europe  traine  toujours  des pieds   avant  de prêter  l'oreille   aux  sirènes  qu'il  n'a pas  initiés  !

Des  pages de  références pour appuyer  ses théories ou  seulement  ses arguments  ont le  plus  souvent  des accents inconnus  du  grand  public   francophone ! Il est nécessaire de décrypter  avant de  valider  et la  prudence  est  un  bon  prétexte  pour refuser  l'engagement , même devant    des évidences qui  devraient   rallier  le bon  sens commun  .

Bien  , bien  j'ai  aussi  quelques points à  éclaircir et ses démonstrations vont   un  vite  parfois pour  moi  . (je devrais peut-être  aussi  lire  Sapiens son  premier  opus .

Ce qui   me trouble en  premier lieu  : c'est  cette association  d''humanisme-libéral  qui  a succédé aux précédentes théories  philo-politico-économiques et qui  serait responsable   de la  menace qui  pèse  sur  l'humanité .
Je  ne   pense  pas que les  deux  termes soient   fatalement  associés  et  qu'il  faille  rejeter  à  la fois  l'un  et  l'autre  dans  ce couple mal  apparié  ?
Mais  je soupçonne une  vision  anglo-saxonne  des deux termes  non  en  parfait accord avec nos  concepts  européens  (du continent  ) ???

L'effrayant  sur  lequel   on  peut  indiscutablement  s'arreter  c'est  sur les  conséquences  dramatiques   de cette  évolution de l'homme ,  (peut être  réellement non  maitrisable,)  sur   les autres espèces  ,  l'écologie,   sur la planète  ... et sur  la perspective  quasi  ineluctable que   nous  nous  acheminons  vers  une  société  partitionnée  entre    individus  nantis  (plus  ou  moins augmentés  ) et  populations d'inutiles  .
Ce constat  comme  cette  perspective  sont les   deux  menaces  qu'il  est difficile  d'ignorer  ou de réfuter  .

+ article  du  Figaro : La nouvelle   bible de  l'humanité  
" Harari parachève ainsi son grand ouvrage qui peut se lire comme une nouvelle Bible, une version évolutionniste et anti spéciste de l'histoire de l'homo sapiens, depuis sa genèse jusqu'à l'Apocalypse dont l'auteur prophétise qu'elle pourrait être imminente. Une bible qui affirme que la «religion» humaniste est une construction culturelle imaginaire au même titre que les monothéismes. À cet égard, on s'étonne qu'elle ne suscite pas davantage de débats dans les pays des droits de l'homme.
Version evolutionniste  :  oui   
 anti speciste   ?  que l'homme soit un  animal  , on  ne peut qu'être d'accord  , Que nous  soyons le   résultat d'algorithmes  , c'est  probable  .

Mais   il  n'y  a pas  de  prophétie  chez  Harari il me semble  .  seulement  la projection   dans  le futur  de  plusieurs possibles  , dont  certains alarmants.   si  nous  ne changeons  rien  à   notre   manière de vivre  .L'exacerbation  des inégalités   me  parait  bien  évidente  pour  annoncer   sans  messianisme inconsidéré l'émergence d' une  société  à  deux vitesses  avec une   population  d'inutiles  dont les  privilégiés  ne  sauront  que  faire  !
Dès les années  70 et   avec  le début de la robotisation  ,  il était facile  de  prévoir  la  disparition  progressive  mais  ineluctable  des emplois  .  On leurrait  alors les gens  avec  la  promesse  d'une  civilisation  des  loisirs  ,  et  de   là  sont  nées  les  35 heures une....Le nécessaire partage  de  l'emploi  était  un  leitmotiv  . Aujourd'hui  , on  allonge   le  temps  de  travail  et  on voudrait gèré  le  chomage  !!  
Beaucoup  à  dire   sur  le sujet  !!!!! 
Apocalypse  imminente  :  c'est avouer  n'avoir  pas  lu  le   livre   jusqu'au  bout  . 
Humanisme  = religion , construction  culturelle  imaginaire  :  n'est-ce pas la caracteristique  de  tout  idéal  ? 
Moi  je suis  seulement   génée  quand   Harari  forme  le  couple  Humanisme-libéral  .
Une  philosophie de  l'humain  associée  à  un systéme  politico-economique  en  ignorant  le capitalisme   serait mon  reproche   à  Harari .
Si sa culture anglo-saxonne  lui  permet  de   situer l'origine du  libéralisme dans  l'humanisme , on  peut  comprendre  avec   un  peu   gymnastique  mentale  ,  mais  l'humanisme  ne peut  cautionner  le capitalisme  qui ,issu  du   libéralisme opprime , les  non-possédants et  dicte  sa tyrannie  du marché  !  
Je reprocherais à  Harari  d'ignorer  le  capitalisme  et sa responsabilité dans  l'accelération  des inégalités . 
Quant  à  la boutade   sur  les droits de  l'homme   , quelle  mauvaise  foi  !!!!!

L'ouvrage  de  Harari  n'est  pas un  manifeste  revolutionnaire  !! ce n'est que le  constat  des processus en  cours  
A  moins  qu'il  faille  y  lire  un  contre manifeste  du  Dataisme  !!  :-)


Vegan et bouddhiste
Yuval Noah Harari, né en Israël en 1976, universitaire spécialisé dans l'histoire militaire du Moyen Âge, diplômé d'Oxford, donne des cours de World History à l'université hébraïque de Jérusalem. Il a diffusé ses cours sur internet sous forme de MOOC puis les a transformés en livres. La séduction qu'il exerce tient sans doute à son style convivial de professeur charismatique qui veut pousser ses élèves à remettre en question leurs idées toutes faites pour montrer que leurs croyances et leurs valeurs sont fragiles.

Vegan  bouddhiste  et   israelien   !!  De quoi  se  mettre  à  dos  bien  du  monde  !!!!  
Les  religieux du  livre,  les  acteurs de   la filière  alimentaire  carnée  et  "beaucoup  d'autres  du politiquement  correct  !!


Végétalien - une grosse centaine de pages d'Homo Deus est consacrée aux souffrances que Sapiens fait subir aux autres animaux - Harari vit dans une communauté agricole coopérative près de Jérusalem. Il est aussi adepte de la méditation bouddhiste, tendance Vipassana. Homo Deus est d'ailleurs dédié à son maître S.N Goenka.

Hum ! nier la souffrance   animale , partisan  d'une   existence  consacrée à  la  sagesse  et à la recherche  du  bonheur  ,  loin  de   la société de  consommation  , voilà   des  qualités qui   meritent l'admiration  !


Les droits de l'homme, une invention

Des personnalités mondialement admirées, comme Bill Gates et Mark Zuckerberg, ont chaleureusement recommandé Homo Sapiens. Barack Obama a dit qu'il avait adoré cette «histoire de l'humanité vue du ciel», curieuse expression pour qualifier une vision réductionniste de l'homme. On se demande si l'ancien président américain a lu les pages 136 et 137 dans lesquelles Harari décortique le fameux passage de la Déclaration d'indépendance des États-Unis qui dit que tous les hommes sont créés égaux, doués de droits inaliénables parmi lesquels la vie, la liberté, la recherche du bonheur. «Ces principes universels, affirme Harari, n'existent nulle part ailleurs que dans l'imagination fertile des Sapiens et dans les mythes qu'ils inventent et se racontent. Ces principes n'ont aucune validité objective.» Harari écrit également, et pour lui cela ne semble pas souffrir discussion, que «la liberté est une invention des hommes qui n'existe que dans leur imagination». Il entreprend alors une étrange traduction «en langage biologique» de la Déclaration d'indépendance.
 Le livre   lu  par  des millions  de  gens  n'a  pas  besoin  d'adoubement  de  complaisance   !

Harari écrit également, et pour lui cela ne semble pas souffrir discussion, que «la liberté est une invention des hommes qui n'existe que dans leur imagination»..
Ce n'est pas un   "eureka"  philosophique  il  me semble  !!!!!!! 
Quant à l'âme dont il est plus longuement question dans Homo Deus, elle n'existe pas non plus, explique-t-il, puisque les chercheurs qui ont scruté tous les recoins du cœur et du cerveau humain ne l'ont jamais découverte.
En France, Homo Sapiens n'avait pas fait l'objet d'un grand lancement médiatique. Il s'est transmis de bouche-à-oreille et… d'homme à homme. Phénomène singulier, il a été lu principalement par des hommes de catégories socioprofessionnelles supérieures qui le recommandaient à leurs amis, comme les lectrices le font habituellement avec leurs romans préférés.
"L'âme  'existe  pas"  :  J'adore  :-)  !!!!!
Qui trop embrasse sème la confusion
Pourtant la plupart des lecteurs d'Homo sapiens, lorsqu'on leur demande ce qu'ils en ont pensé et quel est le propos de l'auteur, ont du mal à répondre. Ils plissent le front. En effet, en le lisant, on se demande où Harari veut en venir. On sent qu'il veut en venir quelque part, mais qu'il entretient un certain flou, ou peut-être qu'il n'arrive pas à dissiper le flou de sa propre pensée. Il est indéniablement plus à l'aise dans les passages narratifs que dans lorsqu'il entreprend de philosopher.
Ses lecteurs ont apprécié le foisonnement de connaissances déployées. Il est vrai qu'on peut picorer dans ces livres une multitude d'études chiffrées et d'anecdotes historiques intéressantes. Mais dans certains domaines, ces connaissances sont sujettes à caution, parfois erronées à force d'être schématiques ou partielles, au point qu'on se demande si elles sont de première main ou s'il répète ce qu'il a lu dans les livres répertoriés dans la bibliographie. Une bibliographie où ne figurent que des ouvrages et des articles contemporains. La culture classique de Harari, en littérature et en philosophie, sans parler de la théologie, semble très succincte.
Harari a un réel talent pour vulgariser, faire réfléchir en faisant marcher l'imagination de son lecteur. À cet égard, il serait certainement un bon auteur de romans dans lesquels il pourrait laisser s'exprimer les contradictions et les angoisses légitimes qui l'habitent.
Mais en refermant Homo Sapiens et Homo Deus qui brassent des milliers de siècles, d'histoires, de sujets, d'idées et de supputations, on est assommé comme si on sortait d'un chaos. À la toute dernière page, Harari semble dire qu'il a eu lui-même cette impression: «Élargir nos horizons peut se retourner contre nous en semant la confusion et en nous rendant plus passifs qu'avant.» Étrange.

!!! Faut-il  reprocher   à  Harari   , le   foisonnement  de  ses connaissances  ?
  Faut-il   lui  reprocher ,   de  nous laisser le choix de  la conclusion  ?   
 Faut-il  lui  reprocher  la reserve   prophétique  ?  

S. N. Goenka Sur  wikipedia